Collégiale Notre Dame de Huy

 

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Collégiale gothique de Huy

De la construction romane, élevée après l’incendie de 1053 et consacrée en 1066 par le Prince Evêque de Liège Théoduin, qui y fut inhumé selon son désir, subsiste la crypte au colonnes géminées et voûtées d’arrêtes.

L’édifice gothique actuel fut bâti à partir de 1310. En 1803, la foudre détruisit la flèche de la grande tour qui ne fut jamais reconstruite. La restauration en cours a enjolivé l’édifice, et le sablage a rendu toute sa splendeur au petit granit.

Heureux mélange de gothique rayonnant du XIVème siècle et flamboyant du XVème siècle, la Collègiale de Huy est classée au patrimoine exceptionnel de Wallonie.

 

Li rondia

 

La tour massive occidentale abrite le célèbre Rondia, rosace vitraillée aux couleurs superbes au coucher du soleil

L’édifice reçut, dans la 1ère moitié du XVIIIème siècle, une nouvelle décoration intérieure.

 

Le trésor de la Collégiale

Ses pièces maîtresses sont quatre châsses d’orfèvrerie mosane des XII et XIII siècle dont celles des saints patrons de Huy, Domitien et Mengold, oeuvres de l’orfèvre mosan Godfroid de Claire.

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Derrière la Collégiale, le célèbre portail de Bethléem

Classé en 1933, le « Bethléem » est repris sur la liste du patrimoine majeur de Wallonie depuis 1993. Son tympan central (XIVème s.) – le seul entièrement conservé en pays mosan – est intégré dans un édifice qui a subi plusieurs transformations.

Des scènes en relation avec l’enfance du Christ (Nativité, Annonce aux bergers, Massacre des innocents, Adoration des Mages) y sont représentées.

Erigé en front de rue, le portail clôturait le territoire ecclésiastique de la collégiale. Il fut, dès l’origine, le lieu de passage obligé pour accéder par une voie étroite (la rue des Cloîtres) au grand portail d’entrée de l’église situé sur son flanc sud.

Avant les interventions du XIXème siècle

La partie ancienne du portail est contemporaine de la nouvelle collégiale. On s’accorde à dater des environs de 1350, en raison de l’armement représenté dans le Massacre des Innocents.Les sculptures sont attribuées à un atelier mosan, auteur d’une importante production. Le Bethléem a fait l’objet d’un mécénat: la donateur – un bourgeois dont on ignore l’identité – apparaît au premier plan à gauche dans la scène de la Nativité. Au XVIème siècle, deux bâtisses l’encadrent: à gauche, « l’Anneau d’Or » et à droite, une maison dotée d’une galerie et dont l’étage sera converti en « nouvelle sacristie ». Le gâble du tympan est remplacé par une façade stuquée, ornée de pilastres cannelés et de deux reliefs illustrant l’Annonciation.

Une restauration romantique

En 1887, l’architecte Helleputte propose la restauration d tympan médiéval, qu’il couronne d’un nouveau gâble décoré d’une Assomption, et la construction de deux ogives latérales, ornées d’un tympan sculpté entouré de dais et de statuettes. l’ensmble sera supporté par des piliers engagés ornés de statues. les travaux, menés avec la collaboration de l’architecte Léonard de Liège et du sculpteur Van Uytvanck de Louvain, l’achèvent en 1890.

1985 – 1988-1989 Conservation – Restauration par l’IRPA

En 1984, l’état déplorable du portail, envahi par les pigeons, incite la ville de Huy à solliciter l’aide de l’IRPA. Nettoyage, traitement de conservation et mise en valeur de la partie médiévale bénéficient de l’aide financière de la ville et de la communauté européenne.

2013-2014 Conservation-restauration des éléments néogothiques et nettoyage du tympan médiéval.

La récente restauration du Bethléem a concerné les pierres et la couverture des ardoises, le nettoyage de l’ogive centrale et la retouche du fond bleu.

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L’histoire du portail de Béthléem

 

Le carillon de la Collégiale est magnifique. Un site web lui est dédié. Magnifiques photos et historique à l’appui. A voir et à écouter!